Jungle, chutes et Brésil
Salut tout le monde!
Ouf, que d’aventures en quelques jours! Je sais pas comment je vais pouvoir vous résumer ca.. A ver :)
Nous nous trouvons donc actuellement au nord de l’Argentine, à la frontière Paraguayenne. Climat sub tropical, c a d humidité à 90 pour cent et 30degrés, avec en cadeau quelques averses et orages qui décoiffent.
Pour vous résumer le séjour, on est donc arrivé le premier jour à Puerto Iguazu, à la frontière Brésilienne, où se trouvent les chutes réputées du même nom. On a passé l’aprem à se balader dans la ville, petite mais très agréable (surtout la chaleur), vraiment rien à voir avec Bs As, beaucoup de végétation, des routes en terre rouge, et un accent brésilien bien prononcé pour des gens très chaleureux. On est allé ensuite admirer le point de vue des “3frontières”, d’où on peut voir, depuis le sol Argentin, les terres Brésilienne et Paraguayenne (frontières démarquées par 2 fleuves qui confluent) situées en face. On a passé la soirée dans un hamac, au bord de la piscine (bien crade) de l’auberge de jeunesse (moment un peu gaché par un groupe d’une vingtaine d’adolescents Francais qui étaient en “colo” dans l’auberge et qui m’ont bien soulé – bien aidés par leur con de moniteur d’ailleurs – (les ados c’est pas trop mon truc, mais alors je crois que les ados Francais tiennent la palme de la connerie par rapport aux autres pays).
Le lendemain, départ au petit matin pour faire un tour dans la jungle en 4×4, puis descente (ou plutôt remontée) des rapides du rio Iguazu (comme il avait plu énormément au Brésil, les eaux étaient en crue et pas transparentes comme elles le sont d’habitude, mais bien marrons), pour finalement aller en bateau SOUS les chutes… Je savais que ca s’appelait “la douche”, mais alors je pensais pas que j’allais être trempé à ce point (ca fait 3jours et avec l’humidité, mon pantalon n’est toujours pas sec), on est vraiment allé sous les chutes alors que je pensais qu’on resterait à un minimum de distance.
Puis ils nous ont laissé dans le parc naturel, et là a commencé un orage de malade, qui a malheureusement duré quelques heures. On a donc visité tout le parc naturel des chutes d’Iguazu sous la pluie, avec il est vrai parfois des petites éclaircies de quelques minutes. Le parc est impressionant, surtout la “gorge du diable”, une énorme chute que je crois n’arriverais pas à vous décrire, mais qui laisse complètement ébahi par la force que tiennent les eaux en ces lieux. En fin d’après midi, on a pris une espèce de barque pour descendre tranquillement le long du fleuve, et on a pu voir quelques alligators et toucans, entre autres.
Le lendemain, on a decidé de tenter le diable… En fait, Jane avait besoin d’un visa pour rentrer au Brésil, mais on ne l’avait pas fait, car on ne savait pas à quelles dates on irait exactement, et que de toute facon c’était bien chiant au niveau administratif. On a donc décidé de passer la frontière “illégalement”, cad sans passer par la douane, sur les conseils d’un Argentin qui nous a dit que si on restait pas lontemps on avait peu de chances de se faire chopper, mais si c’était le cas on partait direct en prison. Et on est passé sans problèmes, plus ou moins planqués dans un bus (je crois qu’ils s’en foutaient un peu à la frontière), direction la ville de Foz do Iguassu. Bizarre comme l’ambiance change d’un coup, tout le monde parle portuguais, les enfants ont des têtes Brésiliennes bien typiques, souvent habillés en rose et bleu fluo, mais les gens sont aussi très sympas.
Après un petit tour dans la ville, on est parti dans la jungle Brésilienne (certes c’est pas l’Amazonie, mais quand même impressionante) où je me suis fait allègrement bouffer par des centaines d’insectes (magnifique moment quand je suis allé dans des chiottes aménagées au milieu de la jungle(!) et que j’ai appuyé sur le savon pour me laver les mains: des abeilles énormes me sont tombées dans la main) avec un Brésilien super sympa, mais qui galérait un peu en anglais. On est partis dans une espèce de remorque tirée par un quad sur une partie du chemin, puis on a continué à pied. On est montés à des miradors d’où on a pu observer toutes sortes d’oiseaux et des alligators prenant des bains de soleil, puis on est parti faire du kayak sur le rio Iguazu (vraiment magique, au milieu de la jungle). On a paguayé jusqu’à une île (Argentine- oups ;) ) remplie de perroquets, puis on est parti dans le parc naturel des chutes, mais cette fois ci côté Brésilien. Les chutes se voient beaucoup mieux de ce côté, et le spectacle, cette fois ci au soleil, était incroyable. Dans le parc on a pu croisé toutes sortes d’animaux qui m’étaient jusqu’alors inconnus, comme par exemple les hormigueros = fourmiliers en francais, je sais pas si c’est leur vrai nom – des petits animaux avec une longue trompe pour aspirer les insectes, comme dans tintin ;) .
Dans la soirée on est reparti direction l’Argentine (après avoir longuement hésité à rester plus lontemps, mais on s’est finalement dit qu’on reviendrait quand on aurait les papiers en règle), on a repassé la frontière sans problèmes.
Ce matin on est reparti dans la jungle, pour faire un programme appelé “extrême” avec toutes sortes d’activités. On a commencé tranquillement en se baladant dans la jungle, en apprenant quels pièges utilisent les “indiens” Guaranis – qui vivent encore dans la zone – pour capturer les animaux. Puis on a enchainé avec de l’escalade (je préfère définitivement les vrais parois à celles des salles de sport), et arrivés au sommet, on s’est jeté dans le vide au dessus des arbres avec une tyrolienne (je me suis bien flippé avant d’y aller, mais le gars m’a poussé, et dessus ça allait) chacun à notre tour. Arrivé de l’autre côté, on a du monter super haut sur un arbre à l’aide d’une échelle en lianes – et là par contre, vous qui me connaissez, j’ai commencé à vraiment me flipper avec le vertige que j’ai dès que c’est un peu haut.. On voyait toute la jungle et le fleuve, et j’ai commencé à me paralyser, mais j’ai rassemblé mes forces pour monter bien au ralenti en me répétant “ne regarde pas en bas” (ce qui a bien fait marrer un des gars qui organisait et qui attendait en haut de l’arbre). Arrivé en haut, pas le temps de souffler, une autre tyrolienne bien plus haute, mais cette fois ci c’est moi qui ait du me lancer dans le vide tout seul, donc j’ai mis un peu plus de temps :) (pour ma défense, 2 personnes ne l’ont pas fait car elles avaient trop peur :) )
Et pour finir en beauté, on a du descendre la “montagne” en rappel. Le mec me dit: “met toi les pieds au bord de la falaise et penche toi bien en arrière”.Je lui ai répondu… “y a pas moyen” :) Mais après avoir posé une cinquantaine de questions sur la fiabilité du matériel, de l’arbre qui tenait ma corde, etc… le tout sous les yeux de tout le groupe qui à chaque fois attendait après moi (et se foutait bien de ma gueule) car je passais toujours en premier, je me suis finalement lancé… Et si je me suis bien débrouillé au début, en arrivant presqu’en bas j’ai dérapé (soit disant j’étais pas assez penché en arrière ) et je me suis vautré contre la falaise (avec comme bruit de fond l’ hilarité générale – j’ai souffert en silence… )
On est ensuite parti en bateau sur le rio Iguazu, puis au confluent, on est remonté sur le rio Parana – toujours à cette fameuse frontière entre les 3 pays.
Vers midi on est parti pour 5heures de bus direction San Ignacio, plus au sud, où l’on se trouve actuellement, pour visiter les ruines des missions jésuites (je vous invite à en lire l’histoire). Mais étant arrivé un peu tard, on va juste passer la nuit ici, les visiter tôt demain matin, et partir pour d’autres ruines à Posadas en suivant, avant de partir direction le Paraguay.
Voilà voilà, pfiu, ça en faisait des choses à écrire…
Je vous laisse là, et vous donnerai des nouvelles bientôt! En espérant que tout aille bien pour vous, la bise!
Ca devient très américain ton blog, après le sexe à outrance, le sport, on a du prison break, et du fear factor! :)
Sinon content que tu aies pu surmonter ta peur du vide ;)